Lancement de la campagne Ville de Genève: des pensées contre l’homophobie et la transphobie

Depuis 2013, la Journée internationale de lutte contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai est l’occasion pour la Ville de Genève de sensibiliser les Genevois et les Genevoises aux discriminations en lien avec l’orientation sexuelle et l’identité de genre aux moyens d’une campagne d’affichage public et d’actions ciblées.

Pour la campagne 2017, service Agenda 21 – Ville durable a fait appel à Paul Harfleet. Avec son Pansy Project, l’artiste londonien propose aux victimes de violence homophobe ou transphobe de planter une pensée sur le lieu de leur agression, pour «changer un lieu de haine en lieu de beauté».

Du 15 au 28 mai, six affiches tirées des travaux de Paul Harfleet seront présentes dans les rues de Genève. La campagne «Des pensées contre l’homophobie et la transphobie», réalisée en partenariat notamment avec les associations 360, Dialogai et Lestime et le projet Asile LGBT Genève, reprend ainsi les photos de l’artiste pour dénoncer les violences subies par les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres à Genève. Paul Harfleet dénonce de manière poétique et directe la violence envers les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) en proposant les personnes cibles de violence homophobe ou transphobe de planter une pensée sur le lieu de leur agression, pour «changer un lieu de haine en lieu de beauté».

Plus d’infos sur: www.17mai–geneve.ch

Voir tous les visuels et témoignages ici.

Comme chaque année, plusieurs activités participatives et de sensibilisation seront proposées en marge de la campagne d’affichage, en partenariat avec les associations et d’autres institutions.

Parmi ces actions:

« Journée Internationale contre l’Homophobie et la Transphobie à l’Université de Genève », mercredi 17 mai, de 10h30 à 16h30:
le Service Egalité de l’Université de Genève et ses partenaires organisent la Journée Internationale contre l’Homophobie et la Transphobie à l’Université de Genève, le mercredi 17 mai de 10h30 à 16h30 dans le hall d’UniMail pour dénoncer les violences homophobes et transphobes qui ont encore trop souvent lieu notamment dans les espaces urbains et sur les lieux de formation et professionnel. De 10h30 à 16h30 : stands et activités d’information et de sensibilisation de l’Université de Genève et les partenaires de cette journée. A 12h00 :  : Flashmob « Des pensées contre l’homophobie et la transphobie », autour de la campagne IDAHOT 2017 de la Ville de Genève et de l’artiste Paul Harfleet et son travail « The Pansy Project ». Pour les personnes qui souhaitent participer, rendez-vous à partir de 11h30 près de la scène centrale). Au programme également: des expositions, des permanences juridiques, une sélection de vidéos et livres sur ces thématiques, des consulting de prévention avec des expert-e-s sur les discriminations, des brochures, une webradio en direct, une webchat thématique, des jeux de sensibilisation et une flashmob. Toutes les informations ici et sur l’événement Facebook, venez nombreuses et nombreux!

« Plantez une fleur contre la violence », samedi 20 mai, de 14h à 18h:
les associations LGBT genevoises partenaires de la campagne vous accueillent dès 14h au Kiosque du Jardin Anglais pour planter une fleur contre la violence. Choisissez une fleur à planter, décorez et personnalisez votre pot, donnez-lui un nom et faites-vous prendre en photo avec votre création… avant de repartir avec. Ces animations sont prévues pour petit.e.s et grand.e.s. Venez comme vous êtes ! Animations libres et gratuites par les associations 360, Lestime et Dialogai, avec le soutien du Service Agenda 21 – Ville durable et du Service des Espaces verts de la Ville de Genève. N’hésitez pas à venir nombreuses et nombreux et à inviter vos ami.e.s en partageant l’événement Facebook.

« Plus de fleurs que de mal », samedi 20 mai, de 22h à 5h au Palais Mascotte: 
soirée organisée par 360°Fever, en partenariat avec la Ville de Genève, en soutien à l’association 360. Toutes les informations ici ou sur l’événement Facebook.

Face à ces agressions homophobes et transphobes dans l’espace public, que faire?
L’association Dialogai, avec les associations 360, Lestime et Think Out, et Aspasie, a édité une brochure à télécharger ici.

 

Le mot de la Conseillère administrative Sandrine Salerno :

À Genève, chaque jour, des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) sont victimes de violence, qu’elle soit verbale, physique, institutionnelle ou normative. Pour les couples de même sexe, des attitudes aussi naturelles et tendres que se tenir la main dans la rue, échanger un sourire ou un regard complice deviennent des mises en danger potentielles.

Face à l’inacceptable, il est du devoir des pouvoirs publics de s’engager. C’est la raison pour laquelle, en parallèle au travail de déconstruction des stéréotypes qu’elle mène depuis 2012, la Ville de Genève participe depuis 2013 à un groupe de réflexion initié par Dialogai sur la question des violences dans les lieux publics.

Aux côtés de la police cantonale, de la LAVI et d’acteurs associatifs, la Ville de Genève œuvre pour améliorer la prise en charge et l’accompagnement des victimes d’agressions homophobes et transphobes. Graduellement, le travail de sensibilisation porte ses fruits et les tabous se brisent. De plus en plus de victimes se font connaître, témoignent, portent plainte. Progressivement, la honte change de camp. Témoigner, refuser la fatalité, se reconstruire, c’est également tout l’esprit du Pansy Project. En invitant les victimes de violences homophobes et transphobes à planter une pensée sur le lieu de leur agression, l’artiste londonien Paul Harfleet leur permet de se réapproprier l’espace public, de défier leur-s bourreau-x et de transformer une expérience traumatisante en une démarche positive. Bref, de «changer un lieu de haine en lieu de beauté».

C’est pour cet aspect militant et poétique à la fois que la Ville de Genève a choisi le Pansy Project pour sa campagne annuelle contre l’homophobie et la transphobie. Les affiches de cette campagne – qui présentent une variété de rues et places bien connues des Genevois et des Genevoises – montrent que la violence peut s’abattre en tout lieu, à tout moment, sur celles et ceux qui ne correspondent pas aux normes de genre et d’orientation sexuelle. Elles nous invitent néanmoins à refuser cette fatalité et à rester vigilant-e-s, intransigeant-e-s et solidaires.

Sandrine Salerno,

Conseillère administrative en charge de l’Égalité et de la Diversité.