{"id":3322,"date":"2026-06-18T14:21:09","date_gmt":"2026-06-18T13:21:09","guid":{"rendered":"https:\/\/association360.ch\/homoparents\/?p=3322"},"modified":"2026-06-18T14:45:21","modified_gmt":"2026-06-18T13:45:21","slug":"replay-et-bibliographie-les-imaginaires-lgbtqia-dans-la-litterature-jeunesse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/association360.ch\/homoparents\/2026\/06\/18\/replay-et-bibliographie-les-imaginaires-lgbtqia-dans-la-litterature-jeunesse\/","title":{"rendered":"Webinaire: les imaginaires LGBTQIA dans la litt\u00e9rature jeunesse"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\" style=\"flex-basis:100%\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><a href=\"https:\/\/association360.ch\/homoparents\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/06\/Albums-jeunesse-LGBTQI.pdf\" target=\"_blank\" rel=\" noreferrer noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"156\" height=\"85\" src=\"https:\/\/association360.ch\/homoparents\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/06\/bouton-webinaire-site2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3325\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/live\/YjeMnLt6WTY\" target=\"_blank\" rel=\" noreferrer noopener\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"156\" height=\"85\" src=\"https:\/\/association360.ch\/homoparents\/wp-content\/uploads\/sites\/2\/2026\/06\/bouton-webinaire-site.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-3324\"\/><\/a><\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><br><strong>Pourquoi la litt\u00e9rature jeunesse est un enjeu politique pour les familles queers?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Quand on devient parent dans une famille LGBTQIA+, on se rend vite compte que les livres qu&rsquo;on tend \u00e0 ses enfants ne sont jamais de simples histoires. Ce sont des cartes du monde. Ils disent ce qui existe, ce qui se nomme, ce qui se c\u00e9l\u00e8bre. Et, en creux, ils disent aussi ce qui reste innomm\u00e9, invisible, impensable.<br>Pour nos enfants, l&rsquo;enjeu est double. D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, se reconna\u00eetre : retrouver dans une page une famille qui ressemble \u00e0 la sienne, des pr\u00e9noms, des gestes, des silhouettes parentales qui font \u00e9cho. De l&rsquo;autre, \u00e9largir l&rsquo;horizon : croiser d&rsquo;autres formes de familles, d&rsquo;autres identit\u00e9s, d&rsquo;autres mani\u00e8res d&rsquo;\u00eatre au monde. Les imaginaires que nous leur transmettons ne se contentent pas d&rsquo;illustrer leur quotidien, ils dessinent ce qu&rsquo;iels pourront, plus tard, consid\u00e9rer comme possible pour elleux et pour les autres.<br>Pour les parents queers, cela soul\u00e8ve des questions tr\u00e8s concr\u00e8tes. Quels livres choisir ? Comment naviguer entre repr\u00e9sentation explicite et discr\u00e9tion ? Que faire des absences, des st\u00e9r\u00e9otypes, des r\u00e9cits qui n&rsquo;existent pas encore ? Et comment outiller les biblioth\u00e8ques scolaires, les m\u00e9diath\u00e8ques, les enseignant\u00b7es, les libraires, pour que ces imaginaires deviennent un patrimoine partag\u00e9 et pas une niche militante ?<br>C&rsquo;est exactement \u00e0 ces questions que s&rsquo;est attaqu\u00e9 le webinaire propos\u00e9 le\u00a0<strong>mercredi 3 juin 2026 \u00e0 20h30<\/strong>, par sept associations francophones engag\u00e9es pour la visibilit\u00e9 et les droits des familles LGBTQIA+.<br><br><strong>Trois intervenantes, trois angles compl\u00e9mentaires<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sarah Ghelam : la sociologue qui regarde les pages<\/strong><br>Sarah Ghelam est sociologue et directrice de la collection J&rsquo;aimerais t&rsquo;y voir, dont le titre dit d\u00e9j\u00e0 tout : il s&rsquo;agit de questionner ce que voient, ou ne voient pas, les enfants dans les livres qui leur sont destin\u00e9s. Croiser sociologie et \u00e9dition, c&rsquo;est tenir ensemble deux gestes : analyser les repr\u00e9sentations dominantes (qui appara\u00eet, comment, \u00e0 quelle fr\u00e9quence, dans quelles postures) et proposer concr\u00e8tement d&rsquo;autres r\u00e9cits. Sarah Ghelam apportera au webinaire une lecture critique et structur\u00e9e des angles morts persistants, et des leviers pour les combler.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Elsa Kedadouche : \u00e9diter pour rendre visible<\/strong><br>Elsa Kedadouche est co-fondatrice de la maison d&rsquo;\u00e9dition On Ne Compte Pas Pour Du Beurre, qui s&rsquo;est donn\u00e9e pour mission de produire une litt\u00e9rature jeunesse r\u00e9solument inclusive : familles diverses, corps diff\u00e9rents, identit\u00e9s plurielles, r\u00e9cits qui ne demandent pas aux enfants de se conformer pour exister. Faire ce travail depuis le si\u00e8ge d&rsquo;\u00e9ditrice, c&rsquo;est intervenir en amont de la cha\u00eene du livre, l\u00e0 o\u00f9 se d\u00e9cide ce qui sera publi\u00e9, illustr\u00e9, distribu\u00e9. C&rsquo;est aussi se confronter aux contraintes \u00e9conomiques, aux r\u00e9ticences des diffuseurs, et aux r\u00e9sistances qu&rsquo;une litt\u00e9rature inclusive peut encore susciter. Son regard nous \u00e9clairera sur la fabrique concr\u00e8te des livres que nos enfants tiennent entre les mains.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>C\u00e9line Cerny : faire vivre les livres aupr\u00e8s des enfants<\/strong><br>C\u00e9line Cerny est autrice, conteuse et m\u00e9diatrice \u00e0 la fondation\u00a0<strong>Bibliomedia Suisse<\/strong>, l&rsquo;institution qui irrigue les biblioth\u00e8ques publiques et scolaires suisses en ressources de lecture. Ce positionnement est pr\u00e9cieux : un livre qui existe sur un catalogue d&rsquo;\u00e9diteur n&rsquo;a de valeur pour un enfant que s&rsquo;il arrive jusqu&rsquo;\u00e0 lui, sur une \u00e9tag\u00e8re, dans une biblioth\u00e8que de classe, dans une animation, dans une voix qui le raconte. La m\u00e9diation est le dernier kilom\u00e8tre, souvent le plus n\u00e9glig\u00e9. C\u00e9line Cerny incarne ce travail de passeuse, celui qui transforme un fonds \u00e9ditorial en rencontre vivante.<br><br><strong>Trois pays, sept associations : une coop\u00e9ration francophone in\u00e9dite<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Sept associations issues de trois pays francophones se sont r\u00e9unies pour le co-organiser : APGL, Bibliomedia, Collectif Famille\u00b7s, Familles arc-en-ciel, Homoparentalit\u00e9s, Mes Deux Papas, et 360 P\u00f4le Familles LBTQ+.<br>Ce genre de coop\u00e9ration transnationale et transassociative reste rare. Chaque structure a ses priorit\u00e9s, son territoire, son histoire militante, son public. Les faire converger sur un format commun, ouvert \u00e0 tous\u00b7tes les adh\u00e9rent\u00b7es est aussi un signal politique : les enjeux de visibilit\u00e9 des familles queers ne s&rsquo;arr\u00eatent pas aux fronti\u00e8res nationales, et les ressources d&rsquo;une association suisse, fran\u00e7aise ou belge gagnent \u00e0 circuler. Le faire autour de la litt\u00e9rature jeunesse, c&rsquo;est-\u00e0-dire autour de ce que nous transmettons aux g\u00e9n\u00e9rations suivantes, n&rsquo;est pas un hasard. C&rsquo;est probablement l\u00e0 que se joue, sur le temps long, une partie d\u00e9cisive de la bataille culturelle.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pourquoi la litt\u00e9rature jeunesse est un enjeu politique pour les familles queers? 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