Suppression de l’Agenda 21: incohérence avec la politique de lutte contre l’homophobie votée et voulue par le Conseil Municipal

La Fédération genevoise des associations LGBT a pris connaissance des coupes budgétaires votées par la commission des finances du Conseil municipal de la Ville de Genève. En tant que Fédération, nous tenons à attirer votre attention sur des points qui nous touchent particulièrement dans ces coupes prévues.

© Eric Roset

© Eric Roset

La Fédération genevoise des associations LGBT demande aux Conseillères et Conseillers municipaux de la Ville de Genève de ne pas procéder aux coupes budgétaires prévues, car la suppression du Service Agenda 21 Ville Durable – et du poste de chargé de projets LGBTIQ qui lui est attaché – serait :
• un désaveu du rôle pionnier de Genève concernant la lutte contre l’homophobie et une non-reconnaissance des efforts entrepris par la Ville de Genève et le Conseil municipal dans cette lutte contre l’homophobie
•une incohérence avec les décisions prises à l’unanimité du Conseil municipal (cf. R-105): lors de sa séance du 21 janvier 2008, le Conseil municipal a accepté à l’unanimité (tous groupes confondus) la Résolution R-105, qui demandait au Conseil administratif de lutter contre l’homophobie non seulement par le biais d’assises, mais aussi en gardant ce thème à l’esprit dans le cadre de sa politique. C’est pour cette raison, et pour prendre en compte cette belle unanimité, que le Département des finances a créé un poste au sein du Service de l’agenda 21 afin de pouvoir effectivement donner au Conseil administratif l’appui logistique et l’expertise nécessaire pour être en mesure de respecter ce que demandait cette résolution.
•un irrespect de la Commission Européenne contre le Racisme et l’intolérance (ECRI) qui a apprécié l’existence-même de ce poste en Ville de Genève ;
•une non-reconnaissance des collaborations présentes et futures établies entre la Ville de Genève et nos associations pour assurer l’égalité de toutes les citoyennes et tous les citoyens, indépendamment de leur orientation sexuelle et leur identité de genre.

La Fédération genevoise des associations LGBT invite donc le Conseil municipal et le Conseil administratif à poursuivre les efforts entrepris depuis des années dans la lutte contre les LGBT-phobies en Ville de Genève et à maintenir les moyens humains et financiers nécessaires.