Un juge américain ordonne la libération de Chelsea Manning

ÉTATS-UNIS

Le maintien en détention de l’ex-informatrice de Wikileaks ne répond plus à un objectif de coercition, a décidé un juge américain jeudi. En revanche, les pénalités financières qui avaient été fixées pour forcer Chelsea Manning à témoigner restent valables

Chelsea Manning le 2 mai 2018 à Berlin. — © AFP

Le Temps

ATSPublié vendredi 13 mars 2020 à 05:13

Un juge a ordonné jeudi 12 mars la libération de l’ex-informatrice de WikiLeaks Chelsea Manning. La veille, cette dernière avait tenté de se suicider depuis la prison où elle était détenue en raison de son refus de témoigner devant un grand jury.

Ce grand jury ayant été dissous mercredi, «le tribunal considère que la comparution de Mme Manning n’est plus nécessaire et que son maintien en détention ne répond plus à un objectif de coercition», a décidé le juge Anthony Trenga.

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En revanche, les pénalités financières qui avaient été fixées pour la forcer à témoigner sur WikiLeaks et son fondateur Julian Assange restent valables et elle devra payer 256 000 dollars d’amendes, a-t-il ajouté. Chelsea Manning, 32 ans, a tenté de se suicider mercredi. Mais les autorités sont intervenues à temps et elle a été transférée à l’hôpital, selon son groupe de soutien.Abonnez-vous à cette newsletter J’accepte de recevoir les offres promotionnelles et rabais spéciaux.

Sept ans de prison

En 2010, le soldat Manning, alors connu sous le prénom de Bradley, avait fait fuiter plus de 700 000 documents confidentiels ayant trait aux guerres d’Irak et d’Afghanistan, dont plus de 250 000 câbles diplomatiques qui avaient plongé les États-Unis dans l’embarras.

L’ex-analyste du renseignement a été condamnée en 2013 à 35 ans de prison par une cour martiale, mais sa peine avait été commuée par le président Barack Obama. Elle a été libérée en mai 2017 après sept ans de prison, durant lesquels elle avait entamé sa transition vers le sexe féminin.

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En mars 2019, cette icône des personnes transgenres a de nouveau été incarcérée parce qu’elle refusait de témoigner sur Julian Assange devant un grand jury. «Ils veulent me poser des questions auxquelles j’ai déjà répondu» lors de mon procès, avait-elle expliqué, en dénonçant une procédure «opaque» uniquement destinée, selon elle, à la renvoyer derrière les barreaux.PUBLICIDADAds by Teads

Demande d’extradition

Détenu au Royaume-Uni, l’Australien s’oppose à la demande d’extradition formulée par les États-Unis qui veulent le juger pour espionnage. Les autorités américaines soutiennent qu’il a sollicité les documents auprès du soldat Manning et qu’il l’a aidé à déchiffrer un mot de passe, allant au-delà du rôle de journaliste.

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